Je lève mon pied, aux croix sur le bord des routes, aux machines agricoles. Aux pylônes. À tout ces espaces balayés par la pluie et le vent. Aux plaines qui dégrisent. Aux champs de maïs, aux ponts traversant des rivières chargées du contenu des coteaux.
Un motel où je pourrais m'arrêtter, rêver quelque temps. Un môtel avec un restaurant. Oeufs, bacon, patates, café. Où je pourrais écrire et manger. Toute cette pluie, ce vent. Le monde attendra. Je veux un abat-jour avec en dessous une lumière et peut être un mini-bar et encore peut être, si je suis chanceux, une peine d'amour. Un serrement au coeur.
J'aime la sensation au petit matin, alors que le soir, puis la nuit de nos coeurs débordent, à coups de souffles et de baisers, même seulement désirés.
Sous le ciel argenté, les lumières des voitures. Où vont-elles sous la pluie légère. Je l'ignore... Les pensées sont des poids lourds qui sillonnent les routes.
Sous le ciel argenté, les lumières des voitures. Où vont-elles sous la pluie légère. Je l'ignore... Les pensées sont des poids lourds qui sillonnent les routes.