mardi 31 décembre 2013

lundi 29 avril 2013

Aux branches nues


De temps en temps, une nouvelle réalisation. Un encadrement.

Dans la tête, la poitrine, le ventre. Une ornière creusée par la pluie, des derniers fondements d'un printemps lent.  L'envie. De sueur et de salive, de baisers, de présence. Cet indicible arrangement de toi qui pend aux branches nues.

Désirer l'ondée, qui vient balayer ces teintes d'ombrages de ses espérances. De ces soirées d'ancrage sur ta poitrine, qui courent toujours sur les fils bordés de dorures entre le ciel et la route.

Ces cafés avalés à la hâte et ceux alanguis patiemment, dans la lumière chaude des matins clairs.

Toutes ces notes qui viennent s'ajouter. De ses arômes subtils; de ses inspirations qui vous filent entre les doigts comme l'eau sur la terre en avril.

De ces eaux claires.

Comme le bonheur sur tes cuisses. Un encadrement, une ornière de printemps.


mercredi 27 mars 2013

Pigments d'aiguille


Je n'ai jamais pu choisir; 

De la lumière, cette douce réverbération du ciel. Offerte comme une quelconque bonté sur le temps. Je n'ai jamais pu choisir; entre la lumière et ce qu'elle éclaire.

Une simple branche dans la texture de l'air,  dans la pélicule fine, dans la lumière pâle. Une japanité pour moi. Une délicatesse comme ta respiration, qui peu à peu, permet à mon âme de se libérer un peu au delà du corps, faisant apparaitre une aurore dans mes yeux, dans mes gestes.

Un peu comme si la lumière illuminait la vie autrement qu'en traversant les rideaux, en même temps que le soir. 

Une simple branche dont les contours expriment toute la splendeur d'un geste patient. De petites pétales  peintes d'un semblant de couleur, qui est comme cette fin de jour, blanchâtre et jaune, un peu entre les deux.

Une calligraphie, des pigments de couleur dans ton dos, dans la lumière pâle. Sur ta peau assombrie par la pénombre. Comme un lac gelé, comme l'été...

Je n'ai jamais su choisir. 




mardi 26 mars 2013

La langueur et ta main

Je crois que je vais apprendre à peindre des fleurs. Ni a les faire pousser, ni à les offrir. Tout ça.

Je crois que je vais peindre des fleurs. Pour les voir dans ma tête, là, puis pour y inscrire des mots, des soupirs, des sentiments. Il n'y verront que des couleurs, des tiges et des formes vagues. Que des fleurs.

Il y aura ce cadre et ce sera tout ce que j'aurai donné au monde. Des fleurs banales pour le reste. Mais tout ce que j'aurais jamais pensé, su, vécu par rapport à ce qui se rapporte d'ailleurs à autre chose que le passé ou le futur y sera jamais. Qu'une laque rouge claire ou bleue, comme les fleurs que l'on voit sur les tasses blanches.

Je n'aurai jamais réussi quelque chose de mieux que d'expirer. Les extirper de moi. Expirer des fleurs. Vous essayerez ça. Bonne chance. Je n'ai jamais passé près de réussir. Mais, comme je vous l'ai dit; je veux peindre des fleurs.


lundi 4 mars 2013

Les jours sans ciel restants


Les jours sans ciel ne sont qu'un drap accroché à la fenêtre. Qui laisse filtrer la lumière chaque matin, chaque soir. Et comme un alambic sublime; le temps entre les deux.

Les fleurs tanguent avec une légèreté que tu regrettes, intacte.

Il s'agit d'une obsession traître car l'esprit, puis les yeux, puis les lèvres s'y habituent. Ils y sont plus sensibles par la suite. Le Glenmorangie, la sueur, une chambre close.

De ces contours flous qui nous entourent, qu'une seule couleur qui court sur les parois lisses. L'attente, illuminée par quelque chose; par un autre jour sans ciel. Un drap à motif accroché à la fenêtre.