samedi 12 mars 2011

Les mots, une page tournée

La nuit est un début de délire. De grandes respirations froides les yeux fermés. Comme cet espace blanc, un mourroir à pensées. Le plafond, un écran que l'on fixe en bougeant le bout des doigts ou des lèvres, selon.

Une pause dans la vie, un moment entre deux jours; comme si en passant d'une pièce à une autre on restait suspendu dans le temps. Entre la conscience et l'inconscience.

En fermant les yeux cette fois, je me fait clairement cette réflexion que, comme si en nageant dans le napalm, un homme ne pouvait pas avoir la nausée jusqu'au petit matin. Que les brulures comportent toujours des degrés supplémentaires, inavoués. L'existentialisme ne s'avoue pas, c'est un huis-clos entre une putain, le diable et le bon dieu.

1 commentaire:

  1. C'est effectivement un huit-clos entre tous nos paradoxes. J'aime ce texte.

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