Mon pouls est une radio qui crache des gris et des bleus dans le lever du jour.
La ressemblance entre chacun d'eux (les levers du jour) c'est qu'ils se fondent entre eux pour ne plus faire qu'une année, qu'une décennie. Il ne nous reste, pour chacun d'entre eux, qu'une chanson dont on ne retient, finalement, que le refrain..
En me redressant sur ma chaise, en contemplant l'horizon au delà des vitres sales. J'ai réalisé que tout cela n'avait pas l'importance qu'on lui apporte.
Ce matin sombrera, comme un autre, dans cet abime qui existe en chacun de nous.
Ce sera une petite boite, ou je pourrai écrire, exposer, dessiner, peindre et partager. Ni un journal intime, ni tout autre définition précise. Des réflexions, des échanges, des découvertes personnelles. Un projet qui grandit, vit et enfin meurt. Une histoire.
mercredi 14 septembre 2011
samedi 10 septembre 2011
La baie de Campêche
La beauté de l'eau tombe depuis le toit, depuis le ciel gris.
La pluie.
Sur les vitres, sur les portières.
Sur tes lunettes et sur tes jeans.
Pour toi, le ciel n'est plus qu'un tricot tordu par terre.
Peut être, une des plus charmantes choses, ces moments que l'on cautionne dans notre esprit comme autre chose.
Tous à la recherche d'une arche quelque part. Prononcer ces quelques mots. Pour y mettre ce qu'il faut sauver. La pluie et le ciel de tes mains.
mardi 6 septembre 2011
Après tout...
On aura mal appris. Les choses.
Le vent, la pluie: Tout ça. On aura mal appris, on aura mal fait quelque chose. Omis une quelconque manoeuvre. Dans la pluie et le vent, mais on aura mal appris quand même.
Rien que de se prendre la tête à deux mains. Enterrer l'amour, le romantisme, le tragique et le comique. Fuck you je lui aurai dit.
Il y a de ces déluges qui vous emportent. Il y a de ces faux phares qui s'emparent de votre chair de votre sang, de vos tremblements et de votre cervelle...Il y a ces champs de terre ou poussent tranquillement des idées bonnes ou mauvaises, se dorent les heures tranquilles. Il y a de ces moments ou l'on se dit, après tout: Je lui aurai dit.
...
jeudi 23 juin 2011
Le jour sans ciel
Nous pouvons sourciller, sourire d'une mort lente. Dire bonjour toujours de la même manière.
Parfois le ciel n'est qu'une habitude dont le fil est usé, rond. Qui glisse sur l'aspect des choses sans jamais en entamer la pulpe.
Il faut mettre la cartouche. Attendre le froissement des draps. Puis, bénir la chance.
Quelque chose que ta comprenure, semblable à un vase ou pousse quelque chose peut encore espérer, dans ces jours sans ciel.
..
mercredi 22 juin 2011
Sensé pleuvoir
Les papillons jaunes, qu'on voit brièvement, sont d'une beauté rare. Ils apparaissent captant la lumière brièvement, puis sont comme certains souvenirs. Fugaces. Fragiles. Disparus. Ouvrant à chaque battement d'ailes des portes éclatantes, ternes, mornes, rebelles.
Une fois éloigné de la maison, au milieu des champs et de l'air frais. Là, sur le chemin gazonné, des dizaines et des dizaines de papillons jaunes qui s'envolent devant mes pas.
C'est une marche nuptiale, dans un après midi d'été. Je me rappellerai toujours cet après-midi morne. À jamais.
...
Une fois éloigné de la maison, au milieu des champs et de l'air frais. Là, sur le chemin gazonné, des dizaines et des dizaines de papillons jaunes qui s'envolent devant mes pas.
C'est une marche nuptiale, dans un après midi d'été. Je me rappellerai toujours cet après-midi morne. À jamais.
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lundi 20 juin 2011
L'orpailleur
Le café se lasse dans ma bouche. Mes yeux qui peuvent pourtant voir le monde extérieur, scrutent mes pensées, une à une...
La lumière concasse les surfaces, lisses, molles, planes. Et tout ce qui est minuscule, lent, continue à croitre au travers. Comme le vieillissement, comme l'immaturité.
Comme le cliquetis de mon cerveau, une quincaillerie à part, que je laisserai un jour à une vente de garage peu commune, où il y aura des souvenirs, des choses à revoir de l'intérieur, sous une voûte, un ciel quelconque. Quelle composition (couleur, aspect) aura le ciel ce jour là? J'espère simplement qu'il ne sera pas trop chargé. Qu'il y aura encore de l'essence.
Que certains puissent y prendre un peu de recul, un peu d'arythmie, un vent pour mettre dans leur cervelle. Question d'y ajouter une cassure, une vibration, un clink-klanc quelconque pour faire résonner leur partitions abimées les yeux fermés.
La lumière concasse les surfaces, lisses, molles, planes. Et tout ce qui est minuscule, lent, continue à croitre au travers. Comme le vieillissement, comme l'immaturité.
Comme le cliquetis de mon cerveau, une quincaillerie à part, que je laisserai un jour à une vente de garage peu commune, où il y aura des souvenirs, des choses à revoir de l'intérieur, sous une voûte, un ciel quelconque. Quelle composition (couleur, aspect) aura le ciel ce jour là? J'espère simplement qu'il ne sera pas trop chargé. Qu'il y aura encore de l'essence.
Que certains puissent y prendre un peu de recul, un peu d'arythmie, un vent pour mettre dans leur cervelle. Question d'y ajouter une cassure, une vibration, un clink-klanc quelconque pour faire résonner leur partitions abimées les yeux fermés.
dimanche 29 mai 2011
Lù chez Elle
En avoir ou pas
Ok, mon vieux. Soyons francs. Il faut que je te dise quelque chose: ça revient toujours à une simple question de couilles. En avoir ou pas. Voilà. C'est aussi simple que ça. Un truc à la Hemingway peut être, mais n'empêche. Parfois tu en as. Parfois tu en manques. Et c'est cool comme ça. Mais quoi qu'il en soit, il faut que tu saches t'accrocher. Il faut que tu soit capable de donner le change. Il faut que tu fasses comme si tu les avait toujours ces foutues couilles. Même si par malheur tu est en panne de couilles. Même si par malheur tu les as coincées au fond de la gorge.Ça arrive. Si tu n'est pas prêt à ça, prépare toi à te casser sérieusement la figure. C'est comme ça.
Avoir des couilles, c'est ce qui permet de te battre, d'affonter la vie la garde haute, d'en prendre et d'en donner, plein la geule. Foutu machisme, hein? Et puis mon vieux et c'est peut être là le plus important, avoir des couilles, c'est aussi être fidèle aux gens que tu aimes coûte que coûte, beau temps, mauvais temps. C'est être capable de te tenir debout malgré les tempêtes et les vents qui soufflent parfois très fort. Avoir des couilles, bien sûr que ça sert à monter sur un ring, à sauter en parachute, à affronter des taureaux. À se la jouer Conan le barbare. Mais si tu n'est pas un homme capable d'aimer femmes et enfants, de s'émouvoir devant la beautéé ou la détresse du monde, de s'émerveiller à la moindre petite putain d'occasion, désolé, tes couilles elles valent rien. Que dalle. Nada. Fuckin nada! Tu sais mon vieux, ça reviendra toujours à ça. Que tu le veuilles ou non, on y coupe pas, on y coupera jamais. Faut vivre avec. Et il faut que tu te dise que ce sera toujours à toi d'être l'homme que tu mérite d'être. Avec. Ou sans tes couilles.
Article publié dans Elle Québec, par le comédien Patrice Godin dans une série d'articles sur la définition de la masculinité.
Ok, mon vieux. Soyons francs. Il faut que je te dise quelque chose: ça revient toujours à une simple question de couilles. En avoir ou pas. Voilà. C'est aussi simple que ça. Un truc à la Hemingway peut être, mais n'empêche. Parfois tu en as. Parfois tu en manques. Et c'est cool comme ça. Mais quoi qu'il en soit, il faut que tu saches t'accrocher. Il faut que tu soit capable de donner le change. Il faut que tu fasses comme si tu les avait toujours ces foutues couilles. Même si par malheur tu est en panne de couilles. Même si par malheur tu les as coincées au fond de la gorge.Ça arrive. Si tu n'est pas prêt à ça, prépare toi à te casser sérieusement la figure. C'est comme ça.
Avoir des couilles, c'est ce qui permet de te battre, d'affonter la vie la garde haute, d'en prendre et d'en donner, plein la geule. Foutu machisme, hein? Et puis mon vieux et c'est peut être là le plus important, avoir des couilles, c'est aussi être fidèle aux gens que tu aimes coûte que coûte, beau temps, mauvais temps. C'est être capable de te tenir debout malgré les tempêtes et les vents qui soufflent parfois très fort. Avoir des couilles, bien sûr que ça sert à monter sur un ring, à sauter en parachute, à affronter des taureaux. À se la jouer Conan le barbare. Mais si tu n'est pas un homme capable d'aimer femmes et enfants, de s'émouvoir devant la beautéé ou la détresse du monde, de s'émerveiller à la moindre petite putain d'occasion, désolé, tes couilles elles valent rien. Que dalle. Nada. Fuckin nada! Tu sais mon vieux, ça reviendra toujours à ça. Que tu le veuilles ou non, on y coupe pas, on y coupera jamais. Faut vivre avec. Et il faut que tu te dise que ce sera toujours à toi d'être l'homme que tu mérite d'être. Avec. Ou sans tes couilles.
Article publié dans Elle Québec, par le comédien Patrice Godin dans une série d'articles sur la définition de la masculinité.
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