En avoir ou pas
Ok, mon vieux. Soyons francs. Il faut que je te dise quelque chose: ça revient toujours à une simple question de couilles. En avoir ou pas. Voilà. C'est aussi simple que ça. Un truc à la Hemingway peut être, mais n'empêche. Parfois tu en as. Parfois tu en manques. Et c'est cool comme ça. Mais quoi qu'il en soit, il faut que tu saches t'accrocher. Il faut que tu soit capable de donner le change. Il faut que tu fasses comme si tu les avait toujours ces foutues couilles. Même si par malheur tu est en panne de couilles. Même si par malheur tu les as coincées au fond de la gorge.Ça arrive. Si tu n'est pas prêt à ça, prépare toi à te casser sérieusement la figure. C'est comme ça.
Avoir des couilles, c'est ce qui permet de te battre, d'affonter la vie la garde haute, d'en prendre et d'en donner, plein la geule. Foutu machisme, hein? Et puis mon vieux et c'est peut être là le plus important, avoir des couilles, c'est aussi être fidèle aux gens que tu aimes coûte que coûte, beau temps, mauvais temps. C'est être capable de te tenir debout malgré les tempêtes et les vents qui soufflent parfois très fort. Avoir des couilles, bien sûr que ça sert à monter sur un ring, à sauter en parachute, à affronter des taureaux. À se la jouer Conan le barbare. Mais si tu n'est pas un homme capable d'aimer femmes et enfants, de s'émouvoir devant la beautéé ou la détresse du monde, de s'émerveiller à la moindre petite putain d'occasion, désolé, tes couilles elles valent rien. Que dalle. Nada. Fuckin nada! Tu sais mon vieux, ça reviendra toujours à ça. Que tu le veuilles ou non, on y coupe pas, on y coupera jamais. Faut vivre avec. Et il faut que tu te dise que ce sera toujours à toi d'être l'homme que tu mérite d'être. Avec. Ou sans tes couilles.
Article publié dans Elle Québec, par le comédien Patrice Godin dans une série d'articles sur la définition de la masculinité.
Ce sera une petite boite, ou je pourrai écrire, exposer, dessiner, peindre et partager. Ni un journal intime, ni tout autre définition précise. Des réflexions, des échanges, des découvertes personnelles. Un projet qui grandit, vit et enfin meurt. Une histoire.
dimanche 29 mai 2011
lundi 9 mai 2011
Les parfums des alentours.
Les odeurs de la nuit sont presque parfaites. Il y a le parfum des alentours. Les parfums de l'air frais et de la pluie.
Les odeurs de la nuit sont sentimentales.
...
Les odeurs de la nuit sont sentimentales.
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Ma chine
Je lève mon pied, aux croix sur le bord des routes, aux machines agricoles. Aux pylônes. À tout ces espaces balayés par la pluie et le vent. Aux plaines qui dégrisent. Aux champs de maïs, aux ponts traversant des rivières chargées du contenu des coteaux.
Un motel où je pourrais m'arrêtter, rêver quelque temps. Un môtel avec un restaurant. Oeufs, bacon, patates, café. Où je pourrais écrire et manger. Toute cette pluie, ce vent. Le monde attendra. Je veux un abat-jour avec en dessous une lumière et peut être un mini-bar et encore peut être, si je suis chanceux, une peine d'amour. Un serrement au coeur.
J'aime la sensation au petit matin, alors que le soir, puis la nuit de nos coeurs débordent, à coups de souffles et de baisers, même seulement désirés.
Sous le ciel argenté, les lumières des voitures. Où vont-elles sous la pluie légère. Je l'ignore... Les pensées sont des poids lourds qui sillonnent les routes.
Sous le ciel argenté, les lumières des voitures. Où vont-elles sous la pluie légère. Je l'ignore... Les pensées sont des poids lourds qui sillonnent les routes.
samedi 7 mai 2011
Vent 2
Il y a des jours comme ça où on n'a pas la force d'émettre un gémissement. C'est comme une mort subite. On peut se coucher au lit un matin pour ne plus jamais se relever. Le corps plein de vent.
On pose alors la tête sur un oreiller, puis on se laisse aller.
samedi 30 avril 2011
La pulpe des jours
Je m'ennuyait de la pulpe de jours. En contemplant la lumière pâle, au sommet des marches je l'ai posée comme elle m'est apparue. Comme une mise en scène parfaite. Oui, comme le vent, comme la lumière blafarde; le sentiment d'être là pour un instant trop court, dans une masure de chaleur, de couvertures et de lumière.
lundi 11 avril 2011
Insenties
Si on voyait comment elles se libèrent dans les flammes, si elles peuvent créer un peu de chaleur finalement.
Et si on mettait le feu à tous ces pâles sentiments, si on testait leur fibre. Ces sentiments qui n’en sont pas. Qui ne sont finalement que des passages empruntés le matin, le soir, sans rien entre les deux. Il y a des passages qui prennent des semaines entières, des années. Ces cimetières des jours sont recouverts d’une fine couche de cendre. Où les envies mortes sont trop nombreuses. Dispersées. Le drabe n’est pas une couleur, c’est l’absence d’éclat, d’énergie vitale.
Oui, je regardait ce bouquet d’envies que l’on jette aux poubelles pour la raison qu’elles se fannent , que la beauté les quitte. Et que finalement, les senteurs qu’elles portent sont restées depuis si longtemps, insenties.
mardi 5 avril 2011
Les chevaux du vent...
Le stress est quelque chose de difficile à gérer, pour certains. L'énergie de la vie. Celle qui circule en circuit fermé dans le système nerveux central. Nerveux. Nous sommes un paquets de nerfs. Pas compliqué ça. Il faut se dépenser dans l'action. Travailler de ses mains. La pensée elle tourne à vide, c'est un caroussel qui ne s'arrêtte pas, les chevaux montent et descendent, le caroussel existentiel. Une projection. Même la neige ici, immense, se fait le reflet d'une anxiété vague, sous-jacente. Ce n'est pas comme une peur précise, plutôt un sentiment dont on est vaguement conscient. Un à peu près.
Certains jours sont parfois comme un no man's land. Un exil du meilleur de soi. Un vague moment qui s'accroche aux heures comme un lendemain de veille. Impossible à cerner dans un coin, c'est partout. Comme les journées de temps gris, le vent. L'humeur est une sorte de météo, une anti-science.
L'immortalité est la trentaine. Pas la vingtaine. On peut s'apercevoir de ses limites. De la longueur du temps. De l'infinité du savoir et surtout de l'immensité de l'ignorance. Oui, comme il est parfois impossible d'écrire dans la poussière lorsque le vent de l'existence souffle trop fort.
Certains jours sont parfois comme un no man's land. Un exil du meilleur de soi. Un vague moment qui s'accroche aux heures comme un lendemain de veille. Impossible à cerner dans un coin, c'est partout. Comme les journées de temps gris, le vent. L'humeur est une sorte de météo, une anti-science.
L'immortalité est la trentaine. Pas la vingtaine. On peut s'apercevoir de ses limites. De la longueur du temps. De l'infinité du savoir et surtout de l'immensité de l'ignorance. Oui, comme il est parfois impossible d'écrire dans la poussière lorsque le vent de l'existence souffle trop fort.
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